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mai 2009
Un nouveau gène identifié dans des formes familiales rares de SLA
(Centre SLA de Paris)
La découverte d’un nouveau gène impliqué dans des formes familiales de SLA est une découverte d’importance majeure.
C’est la bonne nouvelle qui vient d’être rapportée dans la prestigieuse revue Science. Elle provient de travaux réalisée par deux laboratoires indépendants qui ont démontré que des mutations d’un gène appelé FUS/TLS situé sur le chromosome 16 étaient responsables de certaines formes familiales rares de SLA. Les mécanismes biologiques responsables du déclenchement de la maladie ne sont pas encore clairement établis mais on peut déjà émettre deux hypothèses (cf figure 1 ci-dessous).
On sait déjà que cette protéine s’accumule anormalement dans les motoneurones. Une première hypothèse serait de considérer que ces dépôts anormaux de protéines (on parle d’agrégats), « étouffent » les motoneurones et empêchent ainsi leur fonctionnement normal.
Une deuxième hypothèse est de considérer que les mutations perturbent les propriétés normales de la protéine FUS/TLS. Cette protéine a un rôle déterminant dans le fonctionnement cellulaire puisqu’elle intervient dans la production des ARN (les molécules qui permettent à l’information contenue dans l’ADN d’être traduite en protéines). Il est intriguant de constater qu’elle partage ce rôle avec une autre protéine, la protéine TDP-43, qui a justement été également récemment impliquée dans d’autres formes familiales de SLA.
fig. 2 : La dégénérescence du motoneurone semble aussi résulter d’anomalies des cellules qui l’entourent (astrocytes et cellules microgliales) ainsi que de sa cible, la fibre musculaire. Le rôle des anomalies de la protéine FUS/TLS dans ces interactions cellulaires complexes reste à élucider.
S’il reste encore beaucoup de travail pour les neurobiologistes, il n’existe aucun doute sur le fait que cette découverte ouvre la voie vers une meilleure connaissance de la SLA. Elle pourrait permettre d’établir de nouveaux modèles animaux qui sont indispensables pour mieux comprendre la maladie mais également tester de nouveaux agents thérapeutiques.